«Il y a moins d’acheteurs que l’an passé, du fait d’une économie qui se porte mal» indique Mei Tyng, propriétaire d’un stand de bonbons, ajoutant que les jeunes et les personnes âgées, majoritaires sur le marché, dépensaient seulement 500 NT$ (10,50 €) en boissons et profitaient plus largement des échantillons gratuits qu’avant. Mlle Tyng vend des produits japonais et occidentaux à près de 69 NT$ (1,45 €) les 100 grammes. «Mais il faut faire attention aux bonbons importés de Chine, et qui ressemblent aux autres, mais sont bourrés de cochonneries», dit-elle en pointant son doigt sur un autre marchand de l’autre côté de la rue, où les 100 grammes de bonbons se paient 25 NT$ (0,52 €).
Un autre marchand acquiesce volontiers, «la qualité est plus importante que la quantité» déclare t-il en montrant fièrement ses nougats, tous exclusivement “made in Taiwan”. «La plupart de nos douceurs du Nouvel An proviennent exclusivement de Taiwan» indique quant à lui Alex Tsai, directeur des ventes du “Carrefour” situé à 2 pâtés de maison de la rue Di Hua. Cependant, des revendeurs peu scrupuleux, jouent la carte des produits bons marchés et importent massivement de Chine, «ce qui tue la confiance des consommateurs» indique Mlle Tyng.
La semaine dernière, “Carrefour” a lancé le service d’ouverture des magasins durant 24 heures, jusqu’au Nouvel An, couplé avec une promotion se basant sur des coupons d’achats de 200 NT$ (4,15 €) pour 1 000 NT$ (20,80 €) d’achats. «En moyenne, nous avons 300 clients par nuit, c’est très intéressant» indique Mr Tsai.
«Je voulais aller à Di Hua, mais je n’arrive pas à me garer» indique pour sa part Maggie Chen, cliente du magasin avec ses deux jeunes enfants. Elle a indiqué que c’était la première fois qu’elle visitait ce magasin, mais qu’elle avait déjà remarqué que les bonbons semblaient bon-marchés.
La Commission pour la Protection des Consommateurs (CPC) a indiqué le 22 janvier que les produits ne répondant pas aux normes standards importés d’Asie du Sud-Est et de Chine, pouvaient contenir des pesticides, des conservateurs illégaux ou des produits à base de javel. La Commission a mis en place un site web pour promulguer l’information sur ces produits et pour alerter les consommateurs. Le 31 décembre, la CPC avait déjà mis en ligne 435 fiches d’information sur ces produits “dangereux” , dont de la nourriture et des jouets •















Laisser un commentaire